Bague DU ou DX : quelle différence ?
Deux constructions métal-polymère classiques qui partagent le même dos acier et la même couche intermédiaire en bronze fritté, et ne diffèrent que par la surface de glissement, donc par le régime de lubrification. Dans la gamme JBM, comparez la JBM-10 (PTFE) à la JBM-20 (POM), puis vérifiez dimensions, ajustement, contre-face et conditions de service avant de substituer l’une à l’autre.
La différence essentielle entre une bague de type DU et une bague de type DX tient au régime de lubrification. Le type DU glisse à sec sur une couche à base de PTFE ; le type DX porte une couche de POM à alvéoles, conçue pour retenir la graisse appliquée au montage.
- Type DU : dos acier, couche intermédiaire en bronze poreux, couche de glissement à base de PTFE ; fonctionnement à sec ; JBM-10
- Type DX : dos acier, couche intermédiaire en bronze poreux, couche de POM à alvéoles de graisse ; graissée au montage ; JBM-20
- Le type DU fonctionne de −195 à +280 °C ; le type DX plafonne à +130 °C, mais tolère mieux les chocs et la charge une fois huilé
- Aucun de ces noms ne garantit les dimensions, l’ajustement, la couche ni les conditions de service : comparez la pièce complète

Qu’est-ce qu’une bague de type DU ?
Une bague de type DU est un palier lisse composite à dos métallique dont la surface de glissement est à base de PTFE. La construction courante associe un dos acier, une couche intermédiaire en bronze poreux et une couche de PTFE chargée d’additifs sans plomb ; on retient la solution PTFE lorsque l’articulation est conçue pour fonctionner sans graissage périodique. DU est un nom commercial devenu générique ; dans la gamme JBM, la JBM-10 est la construction PTFE à dos acier retenue pour ce comparatif, avec ses variantes à dos bronze (JBM-1B) et à dos inox (JBM-1S).
Qu’est-ce qu’une bague de type DX ?
Une bague de type DX est un palier lisse composite à dos métallique dont la surface de glissement est en POM (polyacétal) à alvéoles. La graisse est étalée sur toute la surface de POM au montage ; les alvéoles la retiennent et la redistribuent au fil des mouvements oscillants ou des rotations lentes. DX, SF-2 et « type DX » désignent la même construction. Dans la gamme JBM, la JBM-20 est la bague POM à alvéoles retenue pour ce comparatif.
En quoi les bagues DU et DX diffèrent-elles ?
Toutes deux sont des composites à dos métallique ; c’est la surface de glissement qui fixe le régime de lubrification, la plage de température et la charge admissible en présence de lubrifiant.
| Critère de choix | Type DU / PTFE (JBM-10) | Type DX / POM (JBM-20) |
|---|---|---|
| Surface de glissement | Couche à base de PTFE sur une couche intermédiaire en bronze poreux | Couche de POM à alvéoles sur une couche intermédiaire en bronze poreux |
| Régime de lubrification | Fonctionnement à sec | Graisse appliquée au montage ; lubrification limite |
| Charge, en mouvement | 60 N/mm² (250 en statique) | 60 N/mm² en oscillation sur la graisse des alvéoles, 140 N/mm² à l’huile (250 en statique) |
| Facteur PV limite | 1,8 N/mm²·m/s à sec en continu | 2,8 à sec ; 22 à l’huile |
| Température | −195 à +280 °C | −40 à +130 °C |
| Première question à se poser | L’articulation doit-elle fonctionner sans graissage périodique ? | La graisse peut-elle rester à l’interface pendant l’oscillation ou la rotation lente ? |
| Erreur courante | Supposer que toute pièce revêtue de PTFE a la même couche, la même paroi et les mêmes limites | Traiter la surface à alvéoles comme un matériau apte au fonctionnement à sec sans restriction |
Où une bague de type DU est-elle le bon choix ?
Retenez la solution PTFE partout où le graissage périodique est inaccessible, indésirable ou volontairement exclu : le fonctionnement à sec doit être une exigence du cahier des charges, pas une déduction tirée du nom de la pièce. Le mouvement compte tout autant, car rotation, oscillation et translation ne produisent ni la même chaleur ni la même usure, et les démarrages, les arrêts et les temps d’immobilisation font partie de la même description du service. L’arbre appartient au système de palier : état de surface, dureté, alignement, ajustement dans le logement et état des arêtes conditionnent la formation du film de transfert, et une couche de PTFE ne rattrape pas une mauvaise contre-face. Confrontez la dimension, la forme, l’ajustement et les conditions de service retenus aux données produit de la JBM-10.
Une bague de type DX a-t-elle besoin de graisse ?
Oui. La JBM-20 en POM reçoit une graisse compatible au montage et la retient dans les alvéoles de sa surface ; ces alvéoles sont des réservoirs fonctionnels. La construction prend tout son sens lorsque le mouvement balaie sans cesse la même surface alvéolée, comme un pivot lent ou une articulation en rotation lente, et elle tolère mieux les chocs et les charges de bord que le PTFE parce que la couche de POM est plus épaisse et plus tenace. C’est l’emmanchement qui fixe l’alésage de fonctionnement : utilisez les cotes et tolérances de la JBM-20 pour la dimension retenue. La bague demande peu d’entretien, elle n’en est pas dispensée : pollution, étanchéité, état de la graisse et sévérité du service décident si l’articulation devra être regraissée un jour.
Une bague DU peut-elle remplacer une bague DX ?
Pas sur la seule foi de la désignation. Régime de lubrification, construction, dimensions, ajustement et conditions de service doivent tous concorder. Commencez par la pièce physique : comparez alésage, diamètre extérieur, longueur, paroi, collerette, joint, trous, rainures et chanfreins ; deux bagues de même alésage nominal peuvent avoir des ajustements et des jeux après montage différents. Passez ensuite au service : direction de la charge, mouvement, vitesse, température, lubrifiant, pollution et contre-face, et validez la construction complète du palier, pas seulement l’étiquette de la couche. Gardez à chaque valeur sa condition de lubrification, ne combinez pas des maxima sans rapport entre eux et vérifiez à part les exigences de conformité.
Le sens habituel de la substitution va du DX vers le DU lorsqu’une articulation graissée doit devenir sans entretien sous charge modérée, et du DU vers le DX lorsqu’une articulation à sec est surchargée ou soumise à des chocs et que l’on peut graisser au montage.
Questions fréquentes
De quoi est faite une bague de type DU ?
D’un composite à dos métallique : couche intermédiaire en bronze poreux et surface de glissement à base de PTFE. Le dos, la couche et les cotes exactes restent propres au produit fini.
De quoi est faite une bague de type DX ?
D’un composite à dos métallique : couche intermédiaire en bronze poreux et surface de glissement en POM à alvéoles, graissée au montage.
Une bague de type DX a-t-elle besoin de graisse ?
Oui. Sur la JBM-20, la graisse est appliquée au montage et retenue dans les alvéoles pour un fonctionnement en lubrification limite.
DU et SF-1 sont-elles interchangeables ?
Les deux appellations renvoient à une construction voisine (PTFE sur dos acier), mais elles ne garantissent ni les mêmes matériaux, ni les mêmes cotes, tolérances ou performances. Comparez la pièce complète.
Une bague DX peut-elle remplacer une bague DU ?
Pas sur le seul nom. Le régime de lubrification change, et les dimensions, l’ajustement, la contre-face et les conditions de service doivent aussi concorder.
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